Traité de Métapsychique est l’ouvrage fondateur de la discipline que Charles Richet, physiologiste et prix Nobel de médecine 1913, baptisa lui-même « métapsychique » : l’étude scientifique de phénomènes trop souvent qualifiés à tort de spirites ou de surnaturels — télépathie, cryptesthésie, prémonitions, ectoplasmie, lévitations, hantises. Somme de près de trente années d’observations et d’expériences, l’ouvrage applique aux faits « inhabituels » la méthode rigoureuse que Richet tenait de son maître Claude Bernard, sans jamais céder à l’hypothèse spirite. Dans la trajectoire de l’auteur, il couronne une double carrière — celle du savant reconnu pour ses travaux sur l’anaphylaxie, et celle du chercheur en sciences psychiques qui présida en 1905 la Society for Psychical Research et forgea alors le mot « métapsychique ». Dans l’arc historique de sa discipline, il prolonge les travaux des pionniers anglais William Crookes et Frederic Myers (fondateur de la S.P.R. en 1882) et fixe le cadre conceptuel de l’École française de métapsychique et de l’Institut métapsychique international, ouvrant la voie à la parapsychologie expérimentale que développera J. B. Rhine dans les années 1930.
« J'ai voulu tenter d'écrire un livre de science, non de rêve. »
Charles Richet, Traité de Métapsychique, Paris, Félix Alcan, 1922 (préface).
| Auteur | Charles Richet |
|---|---|
| Illustrateur | quelques planches photographiques en noir et blanc, sans illustrateur |
| Date & Lieu | Paris — 1922 |
| Imprimeur | Félix Alcan, Paris |
| Format | In-8, 808 pp. + table |
| Reliure | Reliure demi-cuir, dos à cinq nerfs orné, titre doré, plats recouverts de toile framboise, traces et manque sur le plat avant |
| Poids | 1.280Kg |
Prix en Euros nets · Frais de port à la charge du client · Paiement par virement ou chèque · Conditions générales de vente
Publié à Paris chez Félix Alcan en 1922, le Traité de Métapsychique est l'ouvrage par lequel Charles Richet, physiologiste couronné du prix Nobel de médecine en 1913 pour ses travaux sur l'anaphylaxie, entreprit de constituer en science autonome l'étude des phénomènes dits « psychiques ».
Le mot même de métapsychique, qu'il avait forgé en 1905 lors de sa présidence de la Society for Psychical Research, désignait un domaine unifiant ce que d'autres nommaient parapsychologie et paraphysique.
Fort de près de trente années d'observations, Richet y traite méthodiquement de la cryptesthésie lucidité, télépathie, prémonitions et des phénomènes objectifs : mouvements d'objets sans contact, ectoplasmie, lévitations, hantises.
Fidèle à l'école expérimentale de son maître Claude Bernard, il soumet ces faits « inhabituels » aux exigences de l'observation, de l'expérimentation et du calcul des probabilités, tout en refusant obstinément l'explication spirite, qu'il jugeait prématurée.
Aussitôt traduit en anglais sous le titre Thirty Years of Psychical Research (1923), l'ouvrage devint le manuel fondateur de l'École française de métapsychique et de l'Institut métapsychique international, créé en 1919. Réédité et refondu dès 1923, il demeure le monument par lequel un savant de premier plan tenta de faire entrer la parapsychologie dans le champ de la science.
Charles Richet (1850-1935), né à Paris, fut l'un des grands physiologistes de son temps.
Professeur à la Faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie des sciences puis de l'Académie de médecine, il reçut en 1913 le prix Nobel de physiologie ou médecine pour sa découverte de l'anaphylaxie. Esprit encyclopédique, il fut aussi poète, dramaturge, pionnier de l'aviation et publiciste pacifiste.
Dès les années 1880, il s'intéressa aux phénomènes psychiques, présida la Society for Psychical Research en 1905 où il proposa le terme de « métapsychique » et devint l'une des figures majeures de ce champ, sans jamais adhérer pleinement à l'hypothèse spirite.
Il mourut à Paris en 1935