Alchimie · Lyon — vers 1665 (édition sans date visible sur la page de titre ; identification probable d'après la collation, le format et la mention « édition finale » : vraisemblablement l'édition imprimée chez Claude Chancey, dernière impression connue de ce texte)

Les Elemens de Chymie, de M. Iean Beguin, Aumosnier du Roy. Reveuz, notez, expliquez, et augmentez, par I.L.D.R.B.IC.E.M

Jean Béguin (vers 1550 – vers 1620), traduction et augmentations par Jean Lucas de Roy, médecin de Bois-le-Duc (I. L. D. R. B. IC. E. M. = Ioannes Lucas De Roy, Boleducensis, Iuris Consultus, En Médecine)

Date & Lieu
Lyon — vers 1665 (édition sans date visible sur la page de titre ; identification probable d'après la collation, le format et la mention « édition finale » : vraisemblablement l'édition imprimée chez Claude Chancey, dernière impression connue de ce texte)
Imprimeur
Claude Chancey, rue Mercière (attribution probable — à confirmer d'après la page de titre)
Format
In-12 (selon la description du libraire ; les exemplaires connus de l'édition Chancey 1665 sont généralement catalogués in-8° [petit in-8° : 15,6 × 9,5 cm] — la distinction entre petit in-8° et grand in-12 est parfois ambiguë pour les formats du XVIIᵉ siècle). Deux livres en un volume, 384 pp. plus table.
Reliure
Plein cuir de l'époque, dos à cinq nerfs
Réf. RB-540.9
Description

Dernière édition augmentée du premier traité de chimie en langue française, les Elemens de Chymie de Jean Béguin constituent un monument de la transition entre alchimie spagyrique et chimie expérimentale. Cet exemplaire en reliure d’époque, réunissant deux livres en un volume, porte une page de faux-titre manuscrite signée Péladan — provenance qui l’inscrit dans le cercle des collectionneurs occultistes du XIXᵉ siècle gravitant autour de la Rose-Croix. L’édition, qualifiée de « la plus complète » par Dorbon, intègre les additions tirées de la dernière version latine et des préparations de remèdes absentes des impressions antérieures.  

« Béguin était, dit Lenglet-Dufresnoy, un artiste habile, sa chimie est très recherchée des connaisseurs. »

Lenglet Dufresnoy (Nicolas), Histoire de la Philosophie hermétique, Paris, Coustelier, 1742, 3 vol. in-12, tome III — rapporté par Dorbon.
Fiche bibliographique
AuteurJean Béguin (vers 1550 – vers 1620), traduction et augmentations par Jean Lucas de Roy, médecin de Bois-le-Duc (I. L. D. R. B. IC. E. M. = Ioannes Lucas De Roy, Boleducensis, Iuris Consultus, En Médecine)
Date & LieuLyon — vers 1665 (édition sans date visible sur la page de titre ; identification probable d'après la collation, le format et la mention « édition finale » : vraisemblablement l'édition imprimée chez Claude Chancey, dernière impression connue de ce texte)
ImprimeurClaude Chancey, rue Mercière (attribution probable — à confirmer d'après la page de titre)
FormatIn-12 (selon la description du libraire ; les exemplaires connus de l'édition Chancey 1665 sont généralement catalogués in-8° [petit in-8° : 15,6 × 9,5 cm] — la distinction entre petit in-8° et grand in-12 est parfois ambiguë pour les formats du XVIIᵉ siècle). Deux livres en un volume, 384 pp. plus table.
ReliurePlein cuir de l'époque, dos à cinq nerfs
ÉtatRousseurs éparses. Manques aux coins et au dos. Coiffes absentes. Page de faux-titre manuscrite (la page imprimée originale fait défaut). Ensemble néanmoins bien réglé.
ProvenancePage de faux-titre manuscrite signée Péladan. (L'identité précise du signataire reste à confirmer par examen de la graphie : il pourrait s'agir de Joséphin Péladan, dit le Sâr Mérodack (1858–1918), écrivain, occultiste et fondateur de l'Ordre de la Rose-Croix du Temple et du Graal ; de son frère aîné Adrien Péladan (1844–1885), médecin et érudit rosicrucien qui l'initia à l'occultisme ; ou plus rarement de leur père Louis-Adrien Péladan, journaliste mystique.
Prix de vente 2 500 €

Prix en Euros nets · Frais de port à la charge du client · Paiement par virement ou chèque · Conditions générales de vente

Contexte historique

Les Elemens de Chymie, de M. Iean Beguin, Aumosnier du Roy. Reveuz, notez, expliquez, et augmentez, par I.L.D.R.B.IC.E.M dans son époque

Publié pour la première fois en latin sous le titre Tyrocinium Chymicum (Paris, 1610), le traité de Jean Béguin est unanimement reconnu comme le premier « cours de chimie » au sens moderne du terme — un genre littéraire dont le succès ne se démentira pas au cours du XVIIᵉ siècle, de William Davisson (1635) à Nicolas Lemery (1675). Apothicaire et aumônier du roi Henri IV, Béguin avait ouvert à Paris dès 1604 une école de chimie où il dispensait un enseignement expérimental. Pour mettre fin aux éditions pirates de son cours, il fit imprimer en 1610 un abrégé de ses leçons, constamment réédité et augmenté tout au long du siècle par des mains successives, principalement celle de Jean Lucas de Roy, médecin de Bois-le-Duc, dont les additions savantes enrichissent considérablement l'appareil d'origine. L'édition que nous présentons, décrite par Dorbon (n° 5438) comme « l'édition la plus complète de ce traité d'alchimie publié par Jean Lucas de Roy », intègre des préparations tirées de la dernière version latine et des explications absentes des impressions précédentes. Bien que Béguin ouvre la voie à la chimie expérimentale en proposant un programme opératoire clair et reproductible, son cadre conceptuel demeure fondamentalement paracelsien : la triade Sel-Soufre-Mercure comme principes constitutifs de la matière, les opérations spagyriques de calcination, dissolution et distillation, la préparation de quintessences. Béguin lui-même reconnaît que les termes d'« alchimie » et de « spagyrie » conviennent aussi à son travail. C'est cette double nature — rigueur expérimentale et héritage alchimique — qui fit de cet ouvrage un texte de prédilection pour les bibliophiles de l'ésotérisme, de Lenglet Dufresnoy au XIXᵉ siècle rosicrucien de Guaita et Péladan.

À propos de l'auteur

Jean Béguin (vers 1550 – vers 1620), traduction et augmentations par Jean Lucas de Roy, médecin de Bois-le-Duc (I. L. D. R. B. IC. E. M. = Ioannes Lucas De Roy, Boleducensis, Iuris Consultus, En Médecine)

Jean Béguin naquit vers 1550 en Lorraine et s'établit à Paris comme apothicaire. Protégé d'Henri IV, qui lui accorda le titre d'aumônier du roi, il voyagea en Allemagne et en Hongrie où il visita les mines d'or et d'argent de Schemnitz. En 1604, il ouvrit une école de chimie à Paris, bénéficiant de sa protection royale. Avant même son traité de chimie, il avait publié en 1608 la première édition parisienne du Novum Lumen Chymicum de l'alchimiste polonais Sendivogius — preuve de sa familiarité avec les doctrines hermétiques. Son Tyrocinium Chymicum (1610), constamment réédité, constitue une tentative de conciliation entre la médecine galéniste et les innovations de Paracelse. On lui attribue l'introduction du terme « alcool » en français dans son acception moderne, ainsi que la découverte de certaines substances dont le calomel. Il mourut vers 1620.

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