Livres illustrés · Paris — 1984

Les chênes qu’on abat. Illustré de 17 pointes sèches originales d’André Jacquemin

André Malraux

Date & Lieu
Paris — 1984
Imprimeur
Le Livre Contemporain (société de bibliophiles fondée en 1903). Gravures tirées sur les presses de l'atelier Georges Leblanc, Paris
Format
Grand in-folio, 115 pp., 17 pointes sèches originales (dont un frontispice et 16 in-texte).
Reliure
Reliure janséniste postérieure en maroquin gris. N.B. : l'édition a été publiée en feuilles, sous couverture imprimée et chemise étui de l'éditeur ; la reliure en maroquin est l'œuvre d'un bibliophile
Réf. RB-848.92
Description

Édition bibliophilique de prestige du dernier grand texte d’André Malraux, publiée par Le Livre Contemporain en 1984 et illustrée de dix-sept pointes sèches originales par André Jacquemin, membre de l’Académie des beaux-arts.

Tiré à 185 exemplaires numérotés sur vélin de Rives, cet ouvrage conjugue la méditation crépusculaire de Malraux sur sa dernière visite au général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises avec l’art grave et lumineux d’un des plus grands graveurs français du XXe siècle. Relié en maroquin gris janséniste, cet exemplaire témoigne du soin apporté par un bibliophile exigeant à la conservation d’un texte majeur du cycle Le Miroir des limbes.

« André Malraux va revoir le général de Gaulle retiré à Colombey. Pareilles rencontres ne sont pas fréquentes dans les siècles. »

Quatrième de couverture de l'édition Gallimard, collection Blanche, 1971.
Fiche bibliographique
AuteurAndré Malraux
IllustrateurAndré Jacquemin
Date & LieuParis — 1984
ImprimeurLe Livre Contemporain (société de bibliophiles fondée en 1903). Gravures tirées sur les presses de l'atelier Georges Leblanc, Paris
FormatGrand in-folio, 115 pp., 17 pointes sèches originales (dont un frontispice et 16 in-texte).
TirageTirage limité à 185 exemplaires numérotés sur vélin de Rives. Exemplaire n° 81
ReliureReliure janséniste postérieure en maroquin gris. N.B. : l'édition a été publiée en feuilles, sous couverture imprimée et chemise étui de l'éditeur ; la reliure en maroquin est l'œuvre d'un bibliophile
ÉtatQuelques traces d'usage sur la reliure. Intérieur en bon état.
Prix de vente 975 €

Prix en Euros nets · Frais de port à la charge du client · Paiement par virement ou chèque · Conditions générales de vente

Contexte historique

Les chênes qu’on abat. Illustré de 17 pointes sèches originales d’André Jacquemin dans son époque

Les chênes qu'on abat paraît pour la première fois chez Gallimard en 1971, un an après la mort de Charles de Gaulle. Le texte relate la dernière visite de Malraux au Général, retiré à Colombey-les-Deux-Églises après sa démission consécutive au référendum de 1969. Ni roman, ni essai, ni mémoires au sens classique, l'ouvrage est une méditation dialoguée sur le destin, la vieillesse, la grandeur et le déclin — celui d'un homme, d'une certaine idée de la France, d'une époque.
Le titre, emprunté à Victor Hugo (« Oh ! quel farouche bruit font dans le crépuscule / Les chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule ! »), inscrit d'emblée le texte dans le registre de l'élégie héroïque. Malraux l'intégrera ensuite au second tome du Miroir des limbes, sa grande fresque autobiographique et philosophique. L'édition bibliophilique du Livre Contemporain, publiée en 1984, confie l'illustration à André Jacquemin, dont l'art de la pointe sèche — sobre, profond, attaché au paysage et à la lumière — dialogue remarquablement avec la tonalité crépusculaire du texte. Le tirage, réservé aux sociétaires, perpétue une tradition de bibliophilie érudite remontant à la fondation de la société en 1903.

À propos de l'auteur

André Malraux

André Malraux (1901–1976), écrivain, aventurier et homme d'État français. Auteur de La Condition humaine (prix Goncourt 1933) et de L'Espoir, il est l'une des grandes figures intellectuelles du XXe siècle. Engagé dans la Résistance, compagnon de la Libération, il devient ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle de 1959 à 1969. Ses dernières œuvres — Antimémoires, Le Miroir des limbes — mêlent autobiographie, philosophie de l'art et méditation sur l'histoire.

André Jacquemin (Épinal, 1904 – Paris, 1992), peintre, graveur et illustrateur. Formé à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Charles Albert Waltner, il fonde en 1928 la Société de la jeune gravure contemporaine. Grand prix national des Arts en 1936, représentant de la gravure française à la Biennale de Venise en 1937, conservateur du musée départemental des Vosges (1953–1974), élu à l'Académie des beaux-arts en 1981. On lui doit près d'un millier d'estampes et l'illustration de trente et un ouvrages d'auteurs majeurs — Barrès, Colette, Bernanos, Giono, Malraux. Maître de la pointe sèche et de l'eau-forte, il est reconnu pour ses paysages d'une luminosité surnaturelle, en particulier ses scènes de neige.

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