Publiée probablement en 1938, cette étude d’Alice Joly, archiviste-paléographe aux Archives de Lyon, constitue l’un des premiers travaux universitaires sérieux consacrés à Jean-Baptiste Willermoz et aux réseaux de la franc-maçonnerie lyonnaise entre 1730 et 1824. S’appuyant sur un dépouillement méthodique des archives maçonniques lyonnaises, l’auteure met en lumière les loges lyonnaises, leur organisation, leurs influences intellectuelles et religieuses, et le rôle central de Willermoz dans l’élaboration du Rite Écossais Rectifié et des courants martinistes. Enrichi d’un envoi de l’imprimeur-éditeur sur la page de faux-titre, cet exemplaire broché de 329 pages demeure une référence incontournable pour les historiens du mouvement maçonnique et les collectionneurs d’études spécialisées sur le Lyon du XVIIIe siècle. Un ouvrage d’une rareté certaine sur le marché bibliophilique.
| Auteur | Alice Joly |
|---|---|
| Date & Lieu | Probable Mâcon, Protat frères, 1938 |
| Format | Grand in-8°, broché, 329 pages + table |
| Reliure | Broché sous couverture d'origine ; envoi de l'imprimeur-éditeur sur page de faux-titre |
| État | Couverture avec pliure et petite déchirure à la liaison avec le dos, déchirure en bas de la 4e de couverture, légère tache ; intérieur jauni dans les marges, complet et lisible |
Prix en Euros nets · Frais de port à la charge du client · Paiement par virement ou chèque · Conditions générales de vente
La franc-maçonnerie lyonnaise du XVIIIe siècle occupe une place singulière dans l'histoire de l'ésotérisme occidental. Lyon fut l'un des foyers les plus actifs du mouvement maçonnique en France, abritant notamment la loge La Bienfaisance et le Directoire Écossais de la Stricte Observance Templière, dont Jean-Baptiste Willermoz (1730–1824) devint l'animateur principal. Négociant lyonnais de formation, Willermoz consacra l'essentiel de sa vie à l'élaboration d'un système maçonnique à haut degré à caractère mystique et chrétien, le Rite Écossais Rectifié, adopté au Convent de Wilhelmsbad en 1782. Il entretint une correspondance dense avec les principales figures du mouvement martiniste et illuministe européen, notamment Louis-Claude de Saint-Martin, Martinès de Pasqually et Karl von Hund. La période couverte par l'étude de Joly — 1730 à 1824 — correspond exactement à la vie de Willermoz, ce qui confirme que l'ouvrage lui est essentiellement consacré. Le travail d'Alice Joly, fondé sur les archives maçonniques conservées à Lyon et peu explorées avant elle, représente une contribution pionnière à l'histoire des courants ésotériques chrétiens en France, à un moment — l'entre-deux-guerres — où cette histoire commençait à être prise au sérieux par les milieux universitaires et archivistiques.
Alice Joly (Saint-Lô, dates précises non établies — active dans les années 1930) est une archiviste-paléographe française, formée à l'École nationale des chartes, qui exerça ses fonctions aux Archives de Lyon. Son travail sur la franc-maçonnerie lyonnaise du XVIIIe siècle, publié vers 1938, constitue sa contribution la plus connue à l'histoire des idées et des pratiques ésotériques en France. Exploitant des fonds d'archives maçonniques peu accessibles, elle inaugure une approche scientifique et documentée d'un sujet longtemps traité de façon apologétique ou polémique. Son ouvrage reste cité par les spécialistes de l'illuminisme et du martinisme européens, notamment dans les travaux d'Auguste Viatte et de René Le Forestier sur les courants mystiques du XVIIIe siècle.